lundi 24 février 2014

Trilogie New-Yorkaise



TRILOGIE NEW-YORKAISE


PAUL AUSTER


CITE DE VERRE
Dans cette première partie nous faisons la connaissance tu style littéraire de l’auteur et de son désir de jouer avec son lecteur en mélangeant les genres et les formes.
Tout d’abord le personnage Quinn, auteur se fait un jour appelé par une certaine Virginia Stillman qui désire parler à Paul Auster, détective. Ainsi Quinn s’embarque dans une histoire qui ne le concerne pas pour enquêter sur un homme sorti de prison qui pourrait vouloir tuer son fils, Peter Stillman. Quinn déambule alors dans New York, rencontre ce fameux Peter dont il est difficile pour nous lecteur de lire de manière fluide le « monologue » de ce personnage présentant des gros troubles d’élocutions et de personnalité. Les situations s’enchaînent et passent de la comédie à la tragédie avec un semblant d’ambiance d’enquête policière. Un jour Quinn qui se fait alors toujours passer pour Paul Auster le détective, décide tout de même de rencontre ce détective et lui raconter l’histoire, car il n’arrive pas à démêler ce mystère.

En fait tout en suivant la logique de Quinn pour rendre service aux Stillman, nous entrons en même temps dans le processus de la composition littéraire, la relation de l’écrivain avec son héros etc…
Quinn ne semble arriver nulle part dans sa recherche au fur et à mesure que le temps passe, il laisse par écrit ses impressions sur un cahier rouge. Subitement à la fin de cette première partie, un mystérieux « je » entre en « jeu » et rencontre le détective Paul Auster qui semble être son ami et recueille cette histoire.

REVENANTS
Dans cette deuxième partie, Paul Auster nous plonge dans une histoire d’espionnage où les personnages ne portent que des noms de couleur. Ainsi Bleu doit surveiller depuis un appartement Noir. Régulièrement il doit envoyer un rapport détaillé à un certain Blanc.
Dans la première histoire, des personnages portaient un nom qui pouvaient avoir une signification. Or ici les couleurs qui identifient les personnages semblent révéler leur personnalité. On entre dans leur intérieur, leurs pensées, en particulier celle de Bleu. Ici l’enquête de Bleu menée sur Noir semble en fait être une enquête sur lui-même. Comme la première partie il s’agit de la recherche de sa propre identité.
Au fil des pages on ne sait jamais quelle tournure l’histoire va prendre. Le personnage, encore une fois change d’identité pour entrer en contact avec l’autre.
La réflexion sur le quotidien est dépeinte sous le travail même du détective et les allusions littéraires et métaphores ne manquent pas. Les Revenants ainsi seraient ces écrivains morts qui hantent New-York.

La Chambre dérobée.
Encore une recherche sur une personne disparue dont le narrateur cherche à publier ses écrits et à reconstituer sa vie. Mêlant les références littéraires à cette quête, la narrateur peur à peu se fond avec celui des deux premières histoires alors qu’il en semble étranger.
C’est le seul ouvrage que j’ai lu de Paul Auster et peut-être le dernier tant les passages peuvent être ardus à lire et peuvent vous mettre mal à l’aise seulement par son style. Les histoires sont difficiles à résumer et son jeu avec le lecteur peut lasser car il ne semble pas aboutir à un dénouement spectaculaire concernant le style littéraire. 



  Céline B.

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