mercredi 14 mai 2014

Expo 58 par Jonathan Coe



Expo 58

 Jonathan Coe

Lu dans la version originale.

Expo 58 fait référence à l’Exposition Universelle de Belgique en 1958, première exposition universelle après la seconde guerre mondiale. La Guerre Froide s’estompait et L’OTAN, L’ONU et la CEE venaient d’être créés.

C’était une époque où les avancées les travaux scientifiques et progrès technologiques promettaient de grands bouleversements à venir.

Ce roman dans lequel nous reconnaissons très bien la plume de J. Coe met en scène le personnage Thomas Foley, homme respectable marié et père d’une petite fille d’à peine un an, va nous plonger dans ce monde clos de cette exposition où dominent des constructions futuristes comme l’Atomium toujours visible aujourd’hui.

Thomas Foley, employé au Bureau d’Information, mène donc une vie sans histoire et va se voir confier une « mission », celle d’aller superviser le pub « Britannia » construit pour l’occasion sur le site de l’expo. Ainsi on lui demande de laisser sa femme et sa progéniture pendant six mois, sachant qu’un voisin célibataire aime se montrer très serviable envers sa femme.

Une fois en Belgique, thomas y rencontre des gens qui vont l’entraîner dans une histoire bien hilarante. Les hôtesses sur place ne manquent pas de charme, puis des hommes de différentes nationalités semblent jouer des rôles autres que ceux qui leur sont confiés. Par exemple un binôme qui nous rappelle les Dupont et Dupond, avec leur gabardine et chapeau très stéréotypés, mais aux répliques très affûtées et incisives va l’entraîner dans une histoire d’espionnage entre les acolytes américains et russes dont l’un est journaliste et tient la gazette, « Sputnik ».
De plus son compagnon de chambre, Tony est chargé de la surveillance de la réplique d’une machine à fusion nucléaire, ce qui ajoute du piment dans l’intrigue. Qui est qui ? Qui fait quoi ? Qui manipule qui ? Tels sont les questions dont nous nous posons tout comme notre personnage Thomas Foley.

Entre farce politique aux dialogues jubilatoires et roman d’espionnage, Jonathan Coe nous plonge dans cette expo avec tout ce que cela implique par rapport à la réalité sociale, économique et politique de l’époque. Une réussite !



Voici une interview en anglais:



  Céline B.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire